Par Ashleigh Kazor

Cette année n’a pas été celle à laquelle je m’attendais ou que j’espérais. Je n’ai pas atteint mes objectifs. Je souffre d’une blessure grave au poignet depuis plus d’un an maintenant, et je n’ai pas pu m’entraîner ou participer à des compétitions au niveau auquel je m’étais habituée. C’est pour le moins décevant de voir mes amis s’entraîner fort et bien concourir et ne pas pouvoir participer pleinement. Cette année n’a cependant pas été une perte totale. J’ai eu l’occasion de travailler avec Arno Ilgner et The Warrior’s Way sur le côté mental des choses et cela a vraiment changé ma vie.  Je ne pourrai peut-être jamais revenir à mon ancien niveau d’escalade et de compétition (j’espère que je le pourrai !), mais les leçons que The Warrior’s Way m’a enseignées resteront avec moi, en escalade ou ailleurs.

Je ne vais pas mentir…beaucoup des choses qu’Arno m’a demandé de faire étaient incroyablement difficiles pour moi. Je ne suis pas du genre très méditative et introspective. C’est peut-être mon jeune âge, ou c’est peut-être juste ma personnalité, mais il m’a été difficile d’analyser et d’exprimer mes pensées, mes peurs, mes motivations, mes frustrations, etc. (Merci Arno pour ta patience !) Arno m’a poussé à penser différemment et à me mettre au défi avec des choses qui sont inconfortables. Voici les principales choses que je retiendrai de ce processus.

1. Changer la frustration en curiosité. Cette année a été pour le moins “frustrante”. C’était difficile de ne pas être capable de faire ce que j’aime au niveau où je veux performer, mais nous faisons tous face à la frustration à l’entraînement, en compétition ou dans la vie en général. The Warrior’s Way m’a appris à ne plus me concentrer sur ce qui ne s’est pas bien passé, mais sur ce que j’ai appris de cette expérience et sur ce que je peux améliorer. Ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air et c’est encore un travail en cours ! Quand quelque chose ne va pas bien, il est facile de tomber dans le piège de la frustration, de la colère et de la déception, mais se focaliser sur ce que j’ai appris mène à une amélioration et à des résultats plus positifs.

2. S’appuyer sur le stress. C’était un gros morceau pour moi. J’ai tendance à vouloir éviter les choses difficiles ou stressantes ou à m’y précipiter. L’escalade est stressante physiquement et mentalement, mais j’ai appris que c’est durant ces moments stressants que je grandis le plus. Apprendre à me détendre dans le stress m’aide à être plus présent dans ce qui se passe exactement à ce moment précis. Changer mes pensées de “Je dois…” à “Je choisis de…” ou “Je veux…” est un petit changement qui fait une grande différence.  J’aborde les exercices difficiles différemment lorsque je dis : ” Je veux faire ça parce que ça va me rendre meilleur ” par rapport à ” Je dois faire ça parce que mon entraîneur l’a dit “.

3. Gérer les attentes. Il s’agissait d’un changement énorme et je pense que j’aurai toujours de la difficulté à y faire face. C’est difficile de juste grimper pour soi-même quand tant de gens ont investi du temps, des efforts et de l’argent pour m’amener là où je suis. Je ne veux pas décevoir mes entraîneurs qui ont consacré des heures en recherche, avec moi en salle, en analyse vidéo, etc. Je ne veux pas laisser tomber mes parents qui ont tant donné pour soutenir ma passion. Je dois réaliser qu’ils me soutiennent quoi qu’il arrive et qu’ils sont ici avec moi dans ce cheminement parce qu’ils veulent l’être.

4. Changer ma façon de fixer des objectifs. Oui, je peux avoir l’objectif de me qualifier pour les finales nationales, mais j’ai aussi besoin d’objectifs de processus – des objectifs réalisables peu importe comment les autres grimpent ou se classent dans une compétition ou quel est le style de la voie. J’ai besoin de me fixer des objectifs individuels tels que : “A cette compétition, je veux rester détendue et ralentir ma respiration et mon rythme cardiaque aux points de repos”. Les objectifs de processus m’aideront à progresser vers mes objectifs globaux de placement, mais ils sont davantage sous mon contrôle.

Tout au long de cette pénible année de blessures et de déboires, l’entraînement d’Arno et The Warrior’s Way m’a aidé à me concentrer sur ce que je peux contrôler et non sur mes limites. Bien que beaucoup des choses qu’Arno m’a demandé aient été difficiles, j’ai l’impression d’avoir grandi et d’avoir appris des leçons précieuses qui m’aideront à atteindre mes objectifs dans la vie et, je l’espère, quand je serai de retour sur le mur, à grimper !

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